Témoignage 6

Dès la première nuit, j'ai fort bien dormi... était-ce parce que j'étais bien dans ce lit auquel je n'étais pas habituée ? Non, c'était parce que j'étais exténuée... j'en suis bien certaine.

Dès le lendemain matin, je rencontrais mes co-résidentes, lesquelles allaient pour la plupart devenir de bonnes amies... il y avait là beaucoup d'enfants, tous plus charmants les uns que les autres. à partir de ce dimanche matin, j'étais bien au Parados... j'étais loin des cris, de la pression, du mépris, de la violence. Ce fut, six semaines durant, un antre de paix. J'y dormais bien, j'y mangeais bien, j'y vivais bien, loin de tous les remous que seul cet homme avec qui je partageais ma vie créait.

Ce que j'ai remarqué de merveilleux dans l'aspect co-résidence était que les autres femmes hébergées avaient elles aussi un problème du même type, soit celui d'avoir vécu avec un conjoint violent. De par ce point en commun, nous avions de bonnes discussions, lesquelles s'avéraient fort entraidantes.

Manon B.